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le boost est en moi


je me suis levée en attendant un coup de boost. Je me suis dit qu’il ne devait pas être loin. Qu’il allait me tomber dessus entre la couette et la salle de bains. Là encore, je suis prête, qu’il vienne. Vite. Je suis même prête à le partager. Avec tous ceux qui plusieurs fois par jour en me parlant de leur fatigue me renvoient à la mienne. A trop y penser, le poids de la fatigue la transforme en éreintement. A chaque mot de ce registre, la fatigue devient un peu plus lourde. Elle engourdit mes doigts, pèse sur mes paupières, oppresse mon crâne. Il y a juste une zone qui résiste et c’est celle du coeur. Le foyer de mon feu sacré, relié à mon intuition. Cette partie de moi que je parviens à contacter et qui me dit que ce coup de boost que j’appelle de mes voeux, je l’ai en moi. Je l’ai toujours eu et je l’aurai toujours. Il fait partie de mon identité.

un sourire apparaît sur mon visage. Le sang afflue et me redresse les épaules. Le cliquetis du clavier me sort de ma torpeur. Je n’ai qu’une permission à me donner: celle d’accepter la fatigue plutôt que de la combattre. Parce que j’ai eu trois enfants en moins de cinq ans. Que j’ai fait un changement radical de carrière. Que j’ai mis mon projet de vie en place. Que j’ai partagé avec mon mari, mes enfants, mes amis, mes clients chaque morceau d’énergie, chaque brin d’enthousiasme. Que j’ai combattu des démons du passé, vidé mes caves et mon grenier. Que je compte sur les doigts d’une main les nuits complètes de ces cinq dernières années. Que tout bout de sommeil de plus de deux heures ces huit derniers mois avait un goût de victoire.

j’ai arrêté d’écrire pour fermer les yeux. Me dire avec bienveillance que ce n’est pas grave. Que malgré la fatigue tant de choses vont et iront encore si bien. Comme cette journée qui m’attend et les rencontres qu’elle me promet. En rouvrant les yeux, j’ai senti la quiétude. Le sommeil n’est que la partie visible de l’iceberg qui par dessous la surface s’appelle patience, tolérance et acceptation. Dire que je suis fatiguée n’est pas utile si c’est pour m’en plaindre. Je me promets de profiter à fond de tous les moments où je me sens bien et même dans le « flow » pour accepter plus facilement ceux où j’ai besoin de souffler, de dormir, de dire non, de ralentir. Une promesse qui booste!

charline desmecht


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