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je ressens donc je suis


le coaching offre une opportunité formidable à celui qui le pratique: la possibilité d’aider des clients, dans le cadre d’une relation professionnelle, en délimitant le plus clairement possible la demande et en guidant celui qui la formule vers une solution qui vient de lui. Le coach a du recul, le coach a sa boîte à outils, il veille au tempo de l’entretien, recadre quand il faut et peut se consacrer autant que de besoin à l’écoute active, cette écoute pleine et entière de la personne qui se confie à lui. Le coach est efficace quand il respecte son rôle dans une relation patiemment construite avec un client qui lui fait confiance. 

c’est vraiment comme cela que je vis les heures consacrées au coaching. C’est ce qui me fait tenir bon toutes ces fois où je doute de tout et de bien plus encore, c’est cette promesse de pouvoir exercer mon art sans me mettre en danger, cette faculté de pouvoir utiliser mes compétences et faire valoir mes qualités au réel service de la personne qui me sollicite. C’est un partage pour lequel je reçois mille satisfactions en retour, un échange merveilleux dont j’aime ressortir en sachant que je pourrai m’y replonger quand l’occasion se représentera. 

ces dernières années, j’ai baigné dans le bonheur du coaching. J’y ai pris mes marques et délimité ma zone de comfort. En coaching, j’ai le droit de classer ce qui relève du « problème » d’un côté, et ce qui relève de la « demande » de l’autre. J’ai aussi le droit et même le devoir d’être la maîtresse du processus, celle qui est responsable du respect de la méthode et du timing. J’ai la permission de recadrer mon client lorsqu’il retourne trop souvent dans la zone problème plutôt que de rechercher la solution. J’ai l’obligation d’interrompre celui qui s’égare pour le ramener vers là où il m’a dit qu'il voulait aller. Je conclus un contrat et je le mène à bon port.

je continue patiemment mon apprentissage de coach, parce que de la théorie à la pratique, il y a parfois un gouffre. Mais jamais je ne doute, car je suis accompagnée en toute bienveillance par des professionnels qui savent me montrer avec justesse où j’excelle et où je peux et dois m’améliorer. 

en même temps, j’ai choisi de relever aussi le challenge du leadership. Depuis un peu plus de deux mois, je dirige une petite équipe de femmes et hommes que j’ai chacune et chacun appris à découvrir et à apprécier. J’ai pu me baigner à nouveau dans la joie de la relation sans règles strictes, celle où l’on entre sans contrat, sans chercher la demande et sans fixer un objectif. La relation est bien entendu professionnelle, mais je suis bien plus libre qu’en coaching, car la relation est simple et continue. Chacun a son rôle, chacun a ses tâches, chacun a son style. Personne ne doit changer, il est permis de rester dans sa zone de comfort. Il y a les règles externes qui découlent du contrat de travail et les contraintes qui proviennent de l’environnement. Il y a le passé de chacun, avec ses attentes et ses craintes. Mais vraiment, tout est simple parce que simplement humain entre des personnes débordant de ressources et d’envies. 

en chemin vers cette simplicité, je me suis un peu égarée. J’ai raté un embranchement même si je ne sais plus lequel, parce que je n’ai pas pensé à garder la trace précise du chemin suivi. J’ai suivi mon intuition et mon bon coeur, et malgré tout le bien que j’en pense, c’est là que j’ai commis une erreur (oh horreur, je suis humaine aussi :-)). 

puisque l’intuition est la somme de nos expériences, la mienne est bien entendue chargée de tous ces souvenirs émotionnellement forts liés au coaching. Quand je suis coach, je suis en paix avec moi-même et j’ai confiance en moi. Voilà une partie du raccourci que j’ai pris sur le chemin du leadership, quand j’ai voulu transposer ma boîte à outils de coach à celle de directrice. A bien des égards, cela ne m’a pas desservi, que du contraire. A d’autres, cela a porté préjudice à celles et ceux de l’équipe a qui je n’ai pas encore su expliquer tout cela, celles et ceux chez qui je n’ai pas réussi à entendre quand cette intuition-là ne leur convenait pas tout à fait. 

c’est bien parfois de s’arrêter au bord du chemin et de contempler le ciel. Aujourd’hui, ce ciel était gris et chargé de nuages. J’ai douté, il a plu en moi, le sol est devenu glissant. J’ai eu peur de tomber. Je suis restée un temps au bord de la route, à respirer calmement. Une chaleur merveilleuse m’a envahie, faite de sourires et de gestes fluides. La promesse d’un lendemain meilleur, avec une intuition mieux maîtrisée. L’envie de glisser cette énergie folle qui m’habite dans un habit un peu retaillé, pour que la coupe ne fasse de l'ombre à personne. 

charline desmecht


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