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fais-toi confiance


à un moment de ma carrière d'avocate, j'avais perdu l'envie de toujours faire de mon mieux - même si j'en avais toujours le besoin. J'avais l'impression que quoique je fasse, je n'arriverais de toutes façons pas à satisfaire les exigences du patron pour qui je produisais mes efforts intellectuels. Petit à petit, j'ai osé me l'avouer: je perdais confiance en moi. Quelques mois plus tard, j'avais repris du poil de la bête et l'envie de bien faire m'était revenue. J'ai alors pu pleinement savourer la lecture du l'ivre d'Isabelle Filliozat, "Fais-toi confiance... ou comment être à l'aise en toutes circonstances". Un ouvrage qui interpelle et qui invite à passer à l'action.

j'ai découvert le livre d'Isabelle Filliozat Fais-toi confiance... ou comment être à l'aise en toutes circonstances tout au début de ma formation en coaching. Un moment où j'étais très réceptive à son analyse et sa méthode. Je venais de parcourir un long chemin après une perte de confiance en mes compétences professionnelles. En lisant son livre, j'ai pu mettre des mots sur mon parcours et devenir plus efficace pour aider ceux qui posaient le diagnostique: "je manque de confiance en moi".

l'approche d'Isabelle Filliozat, confrontante mais également rafraîchissante et pleine d'espoir, se compose de quatre étapes:

  1. à quel niveau se situe le manque de confiance?
  2. quelle souffrance se cache derrière le manque de confiance?
  3. le parcours de guérison
  4. passer à l'action pour atteindre l'objectif: oser être soi-même.

première partie: de quoi parle-t-on?

le ton est rapidement posé: « Faute d’autres mots à poser sur ce qui se passe en nous, nous nommons ‘manque de confiance’ des réactions tout à fait normales. (…) La phrase est avancée tel un mantra protecteur… Y trouverions-nous des bénéfices? ».

dire que l’on manque de confiance permet avant tout d’éviter de se poser d’autres questions. Or, à force d’agir ainsi, le comportement problématique se répète et on finit en effet par manquer de confiance en soi.

il est bien commode d'invoquer un manque de confiance en soi (comme par exemple: 'je ne prends jamais la parole en public, je n'ai pas assez confiance en moi pour ça'): cela évite de se confronter à la réalité puisqu'on s'interdit d'agir, et ainsi on confirme sans cesse la réalité. On choisit la maîtrise, on choisit de rester dans la zone que l'on connaît, celle où l'on manque de confiance.

« le manque de confiance en soi apporte de nombreux bénéfices inconscients: il justifie la passivité, permet la confirmation des croyances négatives sur soi et les autres, nous empêche de sentir nos vraies souffrances ».

l'image la plus forte que m'a apporté ce livre, c'est le lien entre le manque de confiance en soi et la jambe de bois. La jambe de bois est un jeu en analyse transactionnelle qui «consiste à invoquer une incapacité pour dissimuler les véritables raisons de notre passivité. 'Je ne peux pas aller danser, j'ai une jambe de bois'. La personne justifie ainsi ses peurs. Le jeu de la jambe de bois ôte à la personne toute responsabilité face à sa passivité: 'Ce n'est pas que je ne veuille pas, je ne peux pas!'. »

dans une même logique, ce dont il est fondamentalement question, c'est une attitude perdante: « Nous posons notre tête sur une auréole de victime. Les autres nous prennent alors en pitié et ne nous jugent pas ».

posé ainsi, cela peut faire l'effet d'une petite bombe. Et pourtant, les explications limpides d'Isabelle Filliozat permettent de comprendre à quel point le vrai débat doit être posé sous cet angle-là.

attaquer le problème de front, l'aborder en langage direct: voilà ce que fait Isabelle Filliozat dans son livre. Elle n'y va pas par quatre chemins. Elle a confiance en sa méthode, cela se voit, cela se sent. Et cela marche. On se sent un peu chamboulé après avoir lu tout cela, après avoir pris conscience que ce qui nous a toujours semblé si juste, si vrai, si profondément ancré en nous ("je manque de confiance en moi") est un mécanisme de protection, une armure qui nous protège avant tout de nos propres peurs.

bonne nouvelle: nous sommes libres de décider de lever la protection, d'ouvrir la barrière et d'aller à la rencontre de tout ce que le manque de confiance en nous nous a jusqu'à présent empêché de faire.

car rien dans ce que dit Isabelle Filliozat ne porte un jugement sur les personnes qui manquent de confiance en elles. Son approche est extrêmement bienveillante, et se veut être un guide vers la solution: "Fais-toi confiance... ou comment être à l'aise en toutes circonstances". Le titre du livre, à se rappeler quand le doute et la confrontation nous mettent mal à l'aise!

deuxième partie: d'où ça vient?

le constat de base étant fait, la deuxième partie du livre contient nombre d'illustrations des causes du manque de confiance en soi, de ce qui amène à avoir recours à la jambe de bois: une réaction face à la souffrance, des automatismes acquis, l'exclusion, le harcèlement, l'incompréhension devant nos limites, des échecs, des deuils, des humiliations, des mensonges et bien d'autres encore.

à nouveau, il est extrêmement confrontant de lire toutes ces causes. Elles parlent de chacun de nous. Elles nous replongent dans notre histoire personnelle, dans nos blessures. Un glissement s'opère pendant que l'on tient le livre dans les mains: c'est l'introversion qui s'installe. L'exploration de ce qui fait qui sommes qui nous sommes. Et un autre enseignement: nous avons tous de "bonnes" raisons de manquer de confiance en nous.

ensuite nous avons le choix: utiliser ce manque de confiance en soi comme une jambe de bois pour justifier notre passivité ou bien poser un autre regard sur cette confiance en soi idéalisée et donc rendue inaccessible.

« apprenons à accepter en nous un ‘manque de confiance’ sain et utile plutôt que d’utiliser force de stratégies pour tenter d’effacer en nous et autour de nous toute source de peur et d’insécurité. La confiance permet de tolérer en soi une certaine dose de peur et d’insécurité », « Le manque de confiance en soi est une réaction appropriée à une situation, il nous permet d’apprendre ».

ce que propose Isabelle Filliozat, c'est un recadrage radical et profond.

Pour réellement prendre ses responsabilités face au manque de confiance en soi, il est donc nécessaire de faire le deuil de sa jambe de bois et de ses avantages inconscients. En prendre conscience est une première étape à laquelle ce livre contribue pleinement.

troisième partie: guérir

la troisième partie du livre aborde la question de la guérison, le chemin vers la sécurité intérieure. Le livre contient des exercices pratiques et une vraie méthode pour:

  • restaurer sa confiance de base
  • restaurer la confiance en ses désirs et en ses besoins
  • restaurer la confiance en ses compétences
  • restaurer sa confiance relationnelle

isabelle filliozat continue à inspirer le lecteur en proposant aussi une liste d'attitudes et de comportements confiants. Tout comme l'on se reconnaîtra tous dans la liste des causes de la confiance en soi, l'on pourra tous puiser quelque chose dans cette liste d'attitudes et de comportements confiants.

« ludivine n'attend ni une question, ni un 'blanc' dans la conversation, elle intervient alors qu'une personne a à peine terminé sa phrase, au risque de couper la parole. Elle a entendu l'intention de ce qui a été dit, et va le reprendre dans sa phrase. C'est ce qui fait que la personne se sentira comprise et non interrompue. Contrairement à Françoise qui cherche à se faire accepter en adhérant à ce qui est dit, et qui commence ses phrases par 'moi aussi' ou 'je suis comme toi', Ludivine ose se différencier. Sa valeur est dans sa différence. Elle se montre. Les autres la voient, l'écoutent. Ludivine donne son avis, écoute et pose des questions tout en restant attentive aux réactions des autres. Souvent, quand on manque de confiance en soi, on traverse la vie les yeux fermés. On ne regarde pas les autres, on ne voit pas les signaux qui nous informent qu'ils en ont assez... On continue à parler, on les insupporte et on se confirme qu'on est insupportable ».

quatrième partie: assez pensé, passons à l'action

ainsi, le lien se fait naturellement vers le passage à l'action: « Le temps seul ne suffit pas pour guérir, poser un regard différent sur vous-même et oser changer! Alors, assez pensé, passons à l'action ». Dans la quatrième partie, le livre propose d'abord une série d'évaluations avant de proposer une liste d'actions (plus de 50 pages!).

« 26. je sors de mes sécurités, je change mes habitudes

les habitudes sont confortables, elles forment des repères dans nos vies et dans nos relations. Elles rassurent parce qu'elles donnent une illusion de stabilité, de permanence... Elles sont parfois utiles, elle nous évitent de nous poser sans cesse des questions. Mais trop systématiques, elles nous enferment, justement parce qu'elles nous évitent de nous poser des questions, notamment une des plus importantes: 'De quoi ai-je envie aujourd'hui?'

vous avez l'habitude de prendre le métro? Choisissez le bus, le vélo ou la marche. Vous prenez un café au petit déjeuner? Faites l'expérience du chocolat chaud. Osez la tranche de jambon ou le pain aux raisins.

'je suis quelqu'un qui prend un café le matin.' Non, vous êtes bien plus que cela et vous avez le droit de vous définir en dehors de votre café. Sinon, la dépendance au produit se double d'une dépendance psychologique pour définir votre identité. Dites je au quotidien.

dites-vous chaque jour et devant diverses situations: 'De quoi ai-je envie aujourd'hui?' »

alors, avez-vous envie de commencer aujourd'hui à avoir plus confiance en vous?

isabelle filliozat, fais-toi confiance... ou comment être à l'aise en toutes circonstances, Marabout, 223 p, lien

charline desmecht


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