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se faire avoir comme une débutante


j'hallucine. Carrément. J'ai derrière moi une, voir plusieurs semaines difficiles. Tempo élevé, multi-multi-tâches privées, sociales et professionnelles, temps pourri à 90% du temps et j'en passe. Le tout a culminé en une belle infection virale qui m'a presque clouée au lit (pour les fans d'analyse transactionnelle: mon "sois forte" en a pris un coup et a même failli céder). Bref, je n'en voyais pas le bout. Tout était de trop. Chaque tâche me demandait un effort énorme (pour les mêmes: mon "fais des efforts" s'est fait plaisir, sur le coup). Je commençais même à me demander si le mot burn-out allait faire partie de mon vécu.

et puis hier, une fête de famille. Organisé pour mon benjamin, ce baptême devait être un moment relax où tout le monde se sentirait le bienvenu. Cela faisait des semaines que je me cassais la tête pour trouver LA formule qui permettrait à tous les convives de passer un bon moment autour de Noam. Je voulais que les enfants trouvent leur place dans la cérémonie religieuse, pour ne pas se faire taxer de troubles fêtes. Je voulais que les adultes puissent s'approprier le moment, parce qu'ils se sentiraient simplement accueillis et impliqués. Plus que tout, je voulais aussi fixer mon message personnel à Noam, comme je l'avais fait pour ses deux frères. Je voulais un texte qui soit le reflet de la maman que je suis aujourd'hui et de mes plus profondes envies et préoccupations à son égard.

la fête s'est passée en un clin d'oeil. Comme souvent dans ces moments, je n'ai pas pris le temps de me poser et de juste profiter, tout occupée à sécuriser le périmètre (pas de blessés, pas d'affamés, pas de casse) pour que nos invités puissent, eux, profiter. Heureusement, la force des enfants, c'est de nous fixer par leurs émotions. Je garde donc en tête quelques images magiques et dans le coeur une fierté immense d'avoir pu construire, avec Aart, une petite famille qui m'apporte tant de joie. Je garde aussi dans le coeur quelques mots échangés avec famille et amis, accompagnés de regards et de gestes de confiance et de soutien. Bref, la fête était une réussite, je l'ai su dès qu'elle a commencé.

le soir venu, je pensais que mon écroulement serait total. Que le rangement devrait attendre plusieurs semaines, que je passerais les jours à sous les draps, au fond d'un trou, ou les deux. Je me voyais annuler tous mes rendez-vous, consulter un psy, un coach et une voyante pour remettre mon avenir en jeu. Je m'imaginais une visite chez le médecin, une prise de sang et une cure de détoxication. C'était bien tout ça, le contenu des flashs qui avaient hanté ma semaine.

et puis rien de tout ça. Juste un énorme soulagement. Un poids envolé. Une envie folle de reprendre le travail - envie confirmée malgré un réveil à 5h30 avec un Noam impatient de commencer sa vie de petit baptisé. Une certitude que cette semaine, je serais maître de mon agenda. Que sans le stress qui m'oppressait - et un stress de fou pour une fête de famille, mais où ai-je été chercher ça???? - je pouvais redevenir moi-même avec la bénédiction de ce beau soleil de pré-printemps.

pour cette fois, je ferai l'impasse sur l'analyse des causes. Dès maintenant et pour le futur, je vais mettre en place ce qu'il faut pour ne plus me laisser submerger de la sorte. Travailler encore plus à comprendre qui je suis, comment je fonctionne et l'impact que certaines conventions et obligations ont sur moi. Je vais reprendre mes cours d'égoïsme pour être, à l'arrivée, meilleure dans mon aide aux autres. Je refais le voeux d'être plus que jamais coach de coeur et pas seulement de profession.

charline desmecht


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